Même pas peur!

Je n’ai pas peur de m’enthousiasmer.

Bizarrement, étant un type qui préfère les chats, je suis souvent comme un chiot qui remue la queue à n’importe quelle occasion.

J’aime dire ce que je pense, ce que je ressens, ce que je fais ou ce que je veux faire. J’aime entraîner les gens dans cet enthousiasme, justement.

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Ainsi, quand l’idée de mon prochain article a germé dans mon esprit, je me suis empressé de le dire à mon rédacteur en chef et à certains copains à qui j’ai fait lire le début de l’article que je suis en train d’écrire.

Il est 2:43 du matin, et je crois que j’ai été trop ambitieux en demandant une place le Lundi matin pour la publication, vu que je suis loin d’avoir fini et d’avoir traduit mes pensées en mots.

Mon enthousiasme donc a eu raison de moi.

Mais je ne regrette pas, tout simplement parce que j’aime m’enflammer, croire en ce que je pense et en ce que je fais, croire que chacun de mes articles sera meilleur que le précédent ou au moins aussi bien. J’aime ressentir la pression de l’écriture et la pression d’être lu.

J’aime ressentir ton jugement, mon cher lecteur. Parce que même si je ne te connais pas, je t’aime déjà. C’est vrai quoi, tu prends le temps de cliquer sur un lien, de lire ce que j’ai à raconter, de me dire éventuellement si c’est bon ou mauvais, de me partager ou pas, de me conseiller.

Ainsi, n’ayant pas fini l’article en question, je profite de ce court article pour te remercier, remercier mes copains qui me lisent avant publication et me conseillent et me dirigent, remercier mon rédacteur en chef qui est un type ultra chouette qui me laisse écrire ce que je veux tant que je ne montre pas ma bite, et je t’offre en avant première, le début de mon prochain article qui sera donc fait sous peu. Comme je me le dis avant chacun de mes écrits, « ce sera mon chef d’oeuvre ». Si ça l’est, tant mieux, si ça ne l’est pas, au moins je ne m’arrêterai jamais de croire en ce que je pense, ce que je fais et ce que je veux.

Voici donc ce fameux début:

« Ca vous est déjà arrivé d’écouter de la musique pendant que vous lisez un bouquin. Je le sais, vu que ça m’arrive tout le temps, et que je ne suis pas si spécial que ça.

Je sais aussi que ça vous est déjà arrivé de réentendre la musique que vous écoutiez lors d’une lecture et de revoir le livre défiler devant vos yeux. Encore une fois, ce n’est pas parce que je suis devin, « connais toi toi même », comme dirait l’autre.

J’ai déjà parlé de ci de là du concept de musique en tant que machine à voyager dans le temps ou en tant que machine à figer le temps. Ce dont je vais vous parler ici, c’est le rapport entre la mémoire, la musique et la fiction.

Quand j’étais petit, mes parents avaient eu la bonne idée de m’acheter un pot de chambre musical, ce qui m’a donné deux habitudes que j’ai encore gardées à ce jour. Lire aux chiottes, et lire en musique.

J’ai littéralement appris à lire assis sur ces chiottes pendant que la musique se faisait au gré de mon pipi. J’apprenais l’arménien sur des cartes de type abécédaire. Je les ai retrouvées pour vous:

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Chaque fois que je les revois, je repense à cette époque là, qui bien que floue doit faire partie de mes premiers souvenirs. »