LA JEUNESSE DE MICKEY par TÉBO

« J’aime pas Mickey, c’est trop mainstream » est une phrase que vous avez du entendre prononcée de cette manière exacte ou avec d’autres mots par les mêmes qui vous ont dit la même chose de Superman ou Bugs Bunny: les cons.

Evidemment que certaines histoires de Mickey peuvent être nazes, mais avec une telle longévité et une telle mythologie, revenir dessus aujourd’hui et dépoussiérer le personnage tout en ayant le recul actuel ne peut être que bénéfique, si l’auteur est bon.

Et je peux vous dire que Tébo est bon, bordel!

Je ne connaissais pas l’animal, mais La Jeunesse de Mickey est une des meilleures choses que j’ai pu lire cette année.

C’est quoi? C’est Glénat qui a lancé une collection Disney en mettant à la tête de chaque BD un auteur plus ou moins renommé de la BD française. Pour l’instant, on a Loisel (sur lequel je chie), Cosey (qui m’intrigue mais sur lequel j’ai eu de mauvais échos), Keramidas et Trondheim (qui ne me tente pas plus que ça), et Tébo (dont je vous parle aujourd’hui) qui se sont prêté à l’exercice de reprendre Mickey tout en reprenant sa mythologie.

Nostalgiques du Mickey Parade, du Journal de Mickey, et passionnés de Floyd Gottfredson (qui a dessiné et écrit les meilleures aventures de la fameuse souris), cette BD est pour vous!

Bon, la Jeunesse de Mickey, ça parle de quoi?

Ca parle de Norbert, un gamin qui se trouve être l’arrière petit neveu de Mickey, et qui vient lui rendre visite. Mickey se retrouve pris de l’envie de lui raconter différentes aventures de sa jeunesse.

Evidemment, le titre fait référence à La Jeunesse de Picsou, une de mes BD préférées, qui racontait en format épisodique et à travers plusieurs genres comme le western, le fantastique, etc. la jeunesse de notre grincheux favori.

Tébo fait ici la même chose et nous propose de voyager avec Mickey à l’époque où il a été cowboy, inventeur, soldat, ou encore contrebandier durant la grande prohibition de chocolat!

Au travers de ces aventures, on découvre un Mickey aventurier, inventeur, et surtout, profondément pacifiste et un peu anar sur les bords.

Je ne veux aucunement gâcher votre plaisir en spoilant ne serait ce qu’un bout de la bande dessinée, mais ce que je peux vous dire, c’est que c’est vraiment drôle, genre vraiment. Je crois que je n’ai jamais autant ri à haute voix en lisant un truc. Surtout que je l’ai lu dans le métro, vous imaginez, vous, voir un barbu de 85 kg tout de noir vêtu et qui ressemble à votre épicier en train de se marrer comme une baleine en lisant Mickey? Bah c’est ce que tout le monde a vu.

Ca va de l’humour absurde à celui qui passe par les dialogues, tout est géré au poil de cul près, et pourtant, c’est si naturel.

Tébo dit s’être entraîné pendant des mois pour dessiner Mickey et lui donner la personnalité qu’il lui donne ici, et ça se sent, c’est beau à s’en taper le cul par terre.

Et pour couronner le tout, ça fait 80 pages!

80 pages de rires, d’aventures et d’imagination. Si ça ça ne vous vend pas du rêve, alors allez relire les Peter Pan de Loisel (sur lequel je chie), ça vous fera les jambes!

Plein de bisous, de câlins, etc.